Sortie photo – Jongleurs et cracheurs de feu de nuit

Sortie photo – Jongleurs et cracheurs de feu de nuit

Les photos de nuit de cracheurs de feu ou de jongleurs sont relativement difficiles à réaliser car vous ne savez pas évaluer précisément ce qui va sortir et ce que vous allez photographier, un peu comme pour un feu d’artifice. Photographier des jongleurs et des cracheurs de feu sont deux exercices distincts qui nécessitent des techniques différentes. Avant de vous lancer, il est préférable de vous renseigner préalablement sur leur pratique et d’observer leur comportement pour essayer d’anticiper leurs actes. N’hésitez donc pas à discuter avec les artistes et à visualiser des infos faciles à trouver sur internet. Cet article regroupe un certain nombre de pistes afin de vous permettre de réaliser plus aisément vos premières images. Comme il est différent de photographier des cracheurs de feu et des jongleurs, les caractéristiques et les spécificités de chaque prise de vue ont été décrites spécifiquement.

1- Choisissez vos décors
Réussir à prendre une belle photo de cracheur ou de jongleur en pleine action peut constituer une première source de satisfaction mais vous vous rendrez rapidement compte que vos images se ressemblent toutes et que leur intérêt est finalement limité. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’intégrer l’artiste dans un décor qui donnera tout le cachet à votre image, tout en s’attachant à varier les compositions en fonction de l’ampleur et du dynamisme des figures réalisées. Vous devez donc entrer dans une logique de mettre en scène votre personnage et de vous poser la question de ce que le feu de votre artiste va éclairer. Votre artiste devra se trouver au plus près du décor si vous souhaitez pouvoir exploiter pleinement le décor que vous avez choisi. Parmi les pistes à explorer, on peut citer les vieux édifices, les lieux à l’abandon, les bas reliefs dont les ombres créées par l’éclairage du feu donnent une ambiance particulière et les étendues d’eau qui permettent des compositions avec leur reflet. Après la lecture de cet article, quand vous regarderez les premières images des galeries photo, attachez vous à analyser le décor choisi et la manière dont il est mis en valeur.

2- Photographiez les cracheurs de feu
Dans le cas des cracheurs de feu, la lumière dégagée par la flamme varie du tout au tout en fonction de sa taille et du moment où l’on choisit de déclencher (début, milieu, fin du cracher)… aussi, le cracheur peut diversifier la forme de sa flamme (longue ou boule) et le temps de son cracher. Il n’y a donc pas de réglages précis à conseiller, à vous d’observer pour ajuster, sans compter que le cracheur fait aussi varier l’orientation de la flamme (horizontale, verticale ou en biais) et il vous faudra dans ce cas adapter votre cadrage. Pour toutes ces prises de vue, seul le mode manuel doit être envisagé. Il vous faudra régler la vitesse et l’ouverture afin de vous assurer impérativement que vos images ne sont pas brÛlées par des flammes trop intenses. Vous devrez également faire attention à ne pas avoir de photos trop noires ou floues. Même si cela vous effraie, travailler en mode manuel et dans ce cas incontournable.

Si vous décidez de faire des portraits de cracheurs de feu, il vous faudra choisir une vitesse relativement élevée pour obtenir un portrait net et monter les iso en fonction de votre boîtier. Gardez à l’esprit que lorsque vous montez en iso vous faites apparaître du grain et réduisez vos capacités de post traitement. Pour réaliser de beaux portraits de cracheurs, attendez que la flamme éclaire leur visage pour déclencher. Une image où le visage du cracheur de feu n’est pas lisible est une image peu intéressante.
Si vous optez pour réaliser des photos de la flamme, ayez à l’esprit que plus la vitesse est élevée, plus la flamme sera dense et sa matière détaillée et votre image réussie. La contrainte de ce réglage est que votre cracheur risque d’avoir un visage sous-exposé. À l’opposé, plus la vitesse sera lente, plus la flamme sera dynamique et il existe un risque d’avoir votre cracheur flou. Il faudra donc passer un peu de temps pour régler votre appareil et opter pour une sous-exposition lors de la prise de vue pour éviter de brûler l’image, quitte à venir rééclairer un peu le cracheur lors de la phase de traitement de vos images.

3- Photographiez les jongleurs : Staffeurs, Balls et nuchakus
Pour les jongleurs l’exercice est tout aussi difficile mais totalement différent. Là, l’intensité de lumière dégagée est beaucoup plus faible. Deux options s’offrent alors à vous. Soit vous décidez de travaillez à main levée en montant en Iso et essayez de figer le corps de votre artiste alors que ses membres en mouvement seront légèrement flous et les boules de feu feront des dessins, soit vous optez pour des prises de vue sur pied en pose longue pour dessiner des courbes et autres cercles formés par les boules de feu en mouvement.

Si vous optez pour les poses longues et le trépied, pensez également à votre mise en scène et à la place de votre artiste devant son décor. En poses longues, le décor aura le temps de recevoir suffisamment de lumière pour pouvoir être visible sur votre image et faire partie intégrante de votre composition. Pensez donc à ne pas le négliger et à bien positionner votre artiste pour qu’il s’intègre parfaitement dans le décor et que chacun mette en valeur l’autre. Une fois votre composition en place, il vous faudra opter pour la bonne vitesse qui vous donnera soit de premières figures si vous optez pour quelques secondes, soit un amoncellement de traits lumineux si vous optez pour des poses de plus de dix secondes. Pour optimiser vos chances de réaliser de belles images, mettez-vous de préférence de pleine face par rapport à votre artiste et échangez avec lui pour vous mettre d’accord sur les figures qu’il va réaliser pour vous. Dans cet exercice, il va vous falloir évaluer le temps que le jongleur va mettre pour réaliser son motif entier et choisir l’ouverture en fonction de la quantité de lumière qu’elle va dégager. Ce type de pose est particulièrement adaptée pour les jongleurs avec balls ou la forme est très volumineuse et le résultat spectaculaire. N’hésitez pas non plus à optez pour ce type de poses longues pour les cerceaux enflammés. Enfin, concernant les feux d’artifice, soyez attentif car ils dégagent beaucoup de lumière et il vous faudra réduire votre temps d’exposition pour ne pas cramer vos images.

Pour ce qui est des dragons des staffeurs ou des nunchaku, il sera préférable d’opter pour une vitesse plus élevée et de travailler à main levée. Contrairement aux grandes flammes où la vitesse doit être plus lente il y a ici suffisamment de lumière pour remonter la vitesse. Attention à votre cadrage, en fonction du lancer du staff en l’air, cette figure peut être bien plus ample qu’on ne le pense et vous risquez de vous retrouvez hors cadre. Même si les focales fixes sont nettement moins gourmandes en lumière et vous permettent de gagner en vitesse la nuit, elles ne vous permettront pas de réaliser des cadrages intéressants, tellement votre composition dépend des mouvements de votre artiste.

4. Choisissez vos réglages en fonction des rendus attendus

En fonction du réglage que vous allez choisir, il vous sera possible de rendre un drapé de flamme dense ou transparent, un portrait de burneur bien exposé, un décor plutôt présent, une forme de flamme spécifique (longue ou boule), etc. sachant qu’en réglant votre boîtier pour l’un de ces choix, il sera fait au détriment des autres. C’est pourquoi il très important de vous renseigner préalablement sur les pratiques et figures des jongleurs et cracheurs de feu pour avoir en tête le potentiel photographique qui s’offre à vous et de ne pas manquer certains clichés faute de connaissances suffisantes pour savoir les identifier. En guise d’illustration et en vue de bien préparer votre prochaine sortie photo, voici les 2 galeries Galerie photos 1 & Galerie photos 2 à visionner en détail pour pouvoir analyser la composition des différentes images ainsi que les réglages retenus.

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