Idée de sortie photo – Reconstitution de la Bataille de Waterloo en costumes d’époque

Idée de sortie photo – Reconstitution de la Bataille de Waterloo en costumes d’époque

Comme touts les ans, se déroule en Belgique les 18 et 19 juin une reconstitution historique d’une grande bataille Napoléonienne. Cette fresque exceptionnelle « la Bataille de Waterloo en costumes d’époque » rassemble toutes les caratéristiques d’une sortie photo de premier plan tant le potentiel photographique est vaste et la richesse de sujets impressionnante.

La bataille de Waterloo est le point d’orgue final d’une période de guerres presque ininterrompue qui a duré plus de vingt ans et a impliqué les grandes puissances européennes. Waterloo signe aussi le sursaut des monarchies européennes liguées contre l’Empire, les idées des Lumières et de la Révolution française et surtout contre les ambitions hégémoniques de celui que toute l’Europe appelle « l’Ogre ». Dans une Europe où le rayonnement de la France est très important, les événements survenus en 1789 ont eu un immense écho. Cet héritage révolutionnaire, la diffusion des idées des Lumières et les guerres quasi incessantes de 1792 à 1815 ont bouleversé le continent européen politiquement et idéologiquement. Les peuples, souvent guidés par les élites intellectuelles, rêvent de se libérer de l’Ancien Régime et de créer une nation unie en s’inspirant du modèle français. Ce sentiment national est exacerbé par l’occupation française : la domination napoléonienne ne fait que renforcer chez les peuples conquis la conscience de leur identité. Ils rêvent de liberté, d’égalité et prône le principe du droit à disposer d’eux-mêmes. Après l’échec de la campagne de Russie en 1812, Napoléon abdique le 6 avril 1814 et signe ainsi la chute de l’Empire. Réunis dès septembre 1814 au Congrès de Vienne pour procéder au redécoupage de l’Europe napoléonienne, les monarques autrichiens, russes, anglais et prussiens veulent restaurer la civilisation, c’est-à-dire effacer les nouveautés introduites en Europe par l’esprit de la Révolution française. Le retour de l’Ile d’Elbe le 1er mars 1815 et la campagne des Cent-Jours où s’affrontèrent les Alliés (Angleterre, Prusse, Russie, Autriche, Espagne, Italie, Pays-Bas) et Napoléon, conduisent à la reprise
de l’offensive napoléonienne face à la coalition des alliés. C’est la campagne de Belgique qui conduit à la bataille de Waterloo.

125 000 hommes sont engagés dans la campagne de Belgique où l’armée est composée de conscrits, tous étant d’excellents éléments, soldats aguerris, rescapés de l’Empire ou de la Guerre d’Espagne… De l’autre, les Alliés : 210 000 hommes, avec une armée anglaise composée de soldats anglais pour moitié et de mercenaires allemands, formés à une discipline de fer. Ils sont réputés pour leur fermeté en défense. Et une armée néerlandaise faisant partie intégrante de l’armée de Wellington et commandée par le Prince d’Orange-Nassau.

Chronologie de la campagne de Belgique et de la bataille

  • 12 juin : départ de Napoléon de Paris.
  • 14 juin : Napoléon a reformé son armée à une vitesse prodigieuse et 128 000 hommes sont massés à la frontière du royaume des Pays-Bas, dans la région de Beaumont.
  • 15 juin : passage de la Sambre. L’Empereur est à Charleroi.
  • 16 juin : deux batailles sont livrées : une partie de l’armée française, commandée par Napoléon en personne, bat les Prussiens sur le champ de bataille de Ligny (village situé à 15 km au nord-est de Charleroi) alors qu’une autre faction des forces impériales, sous les ordres du maréchal Ney, rencontre aux Quatre-Bras l’armée de Wellington mais ne peut s’emparer du carrefour, malgré de nombreuses tentatives.
  • 17 juin : Blu?cher a promis à son allié britannique de se replier sur Wavre. Le duc de Wellington décide alors d’accepter la bataille sur le plateau de Mont-Saint-Jean. Aussi, par une pluie battante qui succède à l’intolérable chaleur des jours précédents, les forces britanniques et hollando-belges se replient en bon ordre sur la position choisie.
  • 18 juin : la bataille de Waterloo

Voici les grands moments de cette bataille de Waterloo, à laquelle vous pourrez assister:

  • 11h30 : Attaque française de diversion menée par la division du Prince Jérôme, frère de Napoléon, contre la ferme d’Hougoumont. On s’y battra farouchement sans que les français ne réussissent à s’emparer d’aucun des bâtiments.
  • 12h30 : Préparation de l’artillerie : 80 canons sont disposés au centre et centre gauche de la ligne alliée.
  • 13h30 : Attaque à l’est de la chaussée, entre la ferme de la Haie-Sainte et la ferme de Papelotte, des 17 000 fantassins du 1er corps de Drouet d’Erlon. Reçus par des tirs en salve, repoussés par une attaque à la baïonnette des troupes de Picton, ces hommes sont ensuite chargés par la cavalerie lourde britannique. C’est un carnage et le 1er corps reflue en désordre. Emportés par l’action, les cavaliers remontent le vallon pour s’en prendre à la grande batterie. Débandés, leurs montures fatiguées, ils sont alors contre chargés par les lanciers français qui leur infligent de lourdes pertes.
  • 15h00 : La ligne alliée est tenue, Napoléon a déjà perdu la bataille de Waterloo.
  • 16h00 : Début des charges de la cavalerie française dirigées contre le centre droit allié (emplacement actuel de la Butte du Lion entre la Haie-Sainte et Hougoumont). Menée par le maréchal Ney pendant près de deux heures, ces charges successives aligneront jusqu’à 10 000 cavaliers sur un front de moins de 10 000 mètres. Du côté des alliés, l’infanterie formée en carré résiste. Elle est aidée par ce qui reste de la cavalerie et surtout par l’artillerie postée sur la crête.
  • 17h00 :  Le IVe corps de Bu?llow passe à l’attaque vers Plancenoit où l’on se battra au corps à corps. Napoléon envoie la jeune garde sous le commandement de Duhesme.
  • 18h30 : La situation est très critique pour Wellington après la chute de la Haie-Sainte. Le maréchal Ney peut y mettre quelques canons en batterie et prendre la ligne alliée en enfilade. Il demande de l’infanterie à Napoléon pour exploiter ce succès mais celui-ci a déjà épuisé toutes ses réserves, à l’exception de quelques bataillons de la Garde qu’il hésite à engager. Wellington pare au danger. Il serre alors les rangs au centre en affaiblissant son aile gauche. Il sait que Blu?cher arrive pour l’y relever.
  • 19h30 : Napoléon le sait aussi et, après avoir repris Plancenoit, il décide un dernier coup de boutoir pour enfoncer la ligne alliée avant l’arrivée du gros des troupes prussiennes. La Garde impériale remonte le vallon appuyée par tout ce qui reste de valide dans l’armée française. Les grognards, fidèles à la légende, avancent imperturbablement sous la mitraille. Ils vont pourtant ployer sous le nombre. Effet, Wellington a appelé toutes ses réserves qui repoussent la Garde impériale.
  • 20h00 : Les prussiens débouchent en masse sur le champ de bataille. Les troupes françaises, voyant reculer la Garde, décrochent en criant à la trahison. On leur avait annoncé Grouchy, c’était Blu?cher… C’est la débâcle, Wellington lève son bicorne pour donner à ses hommes l’ordre d’avancer.
  • 21h Les français refluent en déroute à la seule exception de deux carrés de la garde qui parviennent à protéger la fuite de l’Empereur. Wellington et Blu?cher se retrouvent et se serrent la main devant la Belle-Alliance : leurs armées ont remporté la victoire. A la nuit tombante, le champ de bataille présente un spectacle d’apocalypse : près de 12 000 tués, des milliers de blessés gémissent ou agonisent, les cadavres de milliers de chevaux jonchent le terrain où les pillards et les détrousseurs sont déjà apparus. Les derniers blessés ne seront secourus que trois jours plus tard.

Pour Napoléon comme pour Wellington, il s’agit de leur dernière bataille : elle mène l’un à la déchéance et à l’exil et l’autre à la gloire. Elle marque pour les deux hommes le début de leur mythe. Après son éclatante victoire, Wellington est accueilli en héros national à son retour de Waterloo. Il est acclamé dans la rue pendant ses années de vieillesse, bien que sa popularité subisse des chutes occasionnelles auprès du public. De 1815 à 1818, commandant en chef des troupes d’occupation en France, il fait de celle-ci une alliée de l’Angleterre. En 1830, premier ministre, il réunit à Londres la conférence des puissances européennes qui permit l’indépendance de la Belgique. Sa mort le 14 septembre 1852 à l’âge de 83 ans, donne lieu à des funérailles nationales grandioses. Il est inhumé en grand apparat à la cathédrale Saint-Paul à Londres. Napoléon, empereur déchu, est exilé sur l’île de Sainte-Hélène à 7 000 km de la France. Il fait rédiger en captivité la justification a posteriori de sa politique et de ses campagnes. Le « Mémorial de Sainte- Hélène », publié seulement après son décès, le montre comme un homme foncièrement libéral et démocrate.

Lors de cette sortie photo, vous pourrez photographier les XIIe Bivouacs Napoléoniens et assister aux combats de d’Hougoumont et de Plancenoit en costume Napoléonien. Pour cette sortie photo, prenez tout le temps nécessaire pour vous promenez dans les bivouacs et photographier décors et personnages d’époque. Pensez à emportez avec vous un 85mm ou un 105 mm pour vous adonner à la technique du portrait. En effet, lors de la visite des bivouacs, vous pourrez rencontrer et discuter les figurants de cette grandes batailles en costume, une occasion inespérée de faire des séances de portrait mémorables. Ensuite, pour ce qui est de la reconstitution de la bataille, n’espérez pas vous promenez au milieu des troupes pour photographier au plus près les corps à corps avec votre 500mm, mais venez plutôt avec votre puissant télé-objectif et positionnez vous sur les cotés afin de saisir la bataille dans son ensemble et les forces en présence. Un repérage préalable s’avérera nécessaire pour la reconstitution de la bataille afin de trouver la place la plus favorable pour réaliser des images intéressantes de la reconstitution des combats comme si vous y étiez.

En guise d’illustration, voici n’hésitez pas à visiter la galerie photos constituée pour l’occasion –>> Accéder à la galerie photos.

Pour celles et ceux qui souhaitent participer à cette idée de sortie photo, voici le lien pour vous y inscrire –>> Inscription Sortie photo : Reconstitution de la bataille de Waterloo.

@crédit photo  » Culturespaces / M. Fasol « 

2 Comments

  1. J’y serai le samedi à partir de 10 h

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